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La Pelote basque

La pelote, c’est le nom que donnent les Basques à cette petite balle traditionnellement faite d’un noyau de bois de buis entouré de laine, de caoutchouc et de cuir.

Héritées du jeu de paume, les parties de pelote se déroulent sur 3 types d’aires de jeux :

  • Soit en extérieur sur les nombreux frontons des villes et villages du Pays Basque,
  • Soit dans  » un mur à gauche  » ou un  » Jai Alaï « ,
  • Soit dans une salle couverte (les trinquets) où il est possible d’utiliser les 4 murs ce qui multiplie les combinaisons possibles et a donné naissance à diverses spécialités.

La Force basque

Devenue aujourd’hui l’objet de compétitions et de festivals, la force basque est issue de défis que se lançaient les paysans pour comparer leur force et leur courage. Bien entendu, les différentes épreuves de force basque ont pour origine une tâche de la ferme :

  • Epreuve du porteur de lait. il s’agit de parcourir la plus grande distance possible avec un pot de lait métallique de 40 kg dans chaque main.
  • Lever de charrette.
  • Lever de ballot de paille.
  • Lever de pierre
  • Epreuve du bûcheron (à la hache)
  • Scieur de bois
  • L’épreuve de l’enclume
  • Le célèbre tir à la corde

Si vous en avez l’occasion, allez voir un concours de force basque, mais ne vous fiez pas aux apparences, la force de caractère et la volonté jouent un grand rôle et ce ne sont pas toujours les plus musclés qui gagnent !

Les chants et les danses au Pays Basque

En Pays Basque la chanson populaire fut vivante, dès le Moyen Age. Mais, c’est à partir du XIXe siècle que l’on peut constater que le répertoire s’enrichit. Le rôle des « bertsulari » est essentiel: ces chanteurs improvisateurs continuent encore à pratiquer cet art remarquable.
Qu’il s’agisse de chants à thèmes historiques, de chants d’amour, de sorties, de chansons de mer, de nos jours encore le répertoire populaire continue à s’enrichir.

La langue Basque

Pour les Basques, être Basque, c’est parler Basque :
« euskaldun », signifie au sens propre « celui qui possède la langue basque ». Pour la plupart des linguistes, il s’agit d’un langue non indo-européenne vraisemblablement plus ancienne que certaines langues mortes comme le latin.

C’est une langue isolée, pour laquelle on n’a trouvé à l’heure actuelle aucune langue mère pas plus que de langue soeur. Tous les rapprochements tentés se sont avérés infructueux. Des recherches récentes conjuguent linguistique et génétique. Elles révèlent que, contrairement à ce qui avait été établi jusqu’ici, il s’agirait d’une forme très ancienne de langue indo-européenne. Le mystère reste donc entier.

Le Basque est une langue à déclinaisons. Les formes du verbe sont assez complexes. L’originalité de cette langue tient davantage à sa spécificité de structure qu’à son vocabulaire qui fait énormément d’emprunts au latin, à l’espagnol et au français. Pour permettre son enseignement ainsi que sa diffusion par les media et les oeuvres littéraires, le Basque a été  » unifié « . Son écriture a été standardisée et simplifiée : à chaque lettre correspond aujourd’hui un son et vice versa.

Le problème actuel de cette langue est sa survie. Au Pays Basque Sud (espagnol) elle est la langue co-officielle à côté de l’espagnol. Au Pays Basque Nord (français), le Basque n’est pas reconnu comme une langue officielle, même si, peu à peu, l’enseignement s’organise avec un système immersif en Basque, les ikastolas. Il existe également un enseignement bilingue assuré à partir de la maternelle.

Cependant il faut avoir conscience qu’à l’heure actuelle au Pays Basque 26,4 % seulement des habitants connaissent et utilisent l’euskara. Or, pour l’UNESCO, une langue est considérée comme en danger de disparition lorsque moins de 30% des enfants d’une population donnée l’apprennent et la parlent.

Les textes sont tirés du livre d’accueil « Gites de Pays, Pays Basque » à l’initiative de Gites de France.